— Itinéraire —

Toute l'Iméréthie : la grotte de Prométhée, les canyons et Koutaïssi

6 jours Tbilisi (TBS)

Tbilissi et l'Iméréthie sans hâte, avec deux nuits dans chaque lieu. La capitale se visite à pied le deuxième jour, de l'avenue Roustaveli aux bains de soufre, et le troisième mène vers l'ouest par Jvari et Svétitskhovéli à Mtskheta, la ville rupestre d'Uplistsikhe et le musée de Staline à Gori jusqu'à Koutaïssi. Le quatrième est celui des monastères : Bagrati, au-dessus de la ville, Motsameta, dans son ravin, Gelati, avec ses fresques, et le détour par Nikortsminda, en Ratcha, avec la façade la plus sculptée du pays.

Le cinquième revient à Tbilissi par le sous-sol : la réserve de Sataplia, avec ses empreintes de dinosaures et une petite grotte, et la grotte de Prométhée, 1,4 km de galeries à 14 degrés, avant les 230 km d'autoroute. Le sixième, transfert à l'aéroport. Aucune journée ne dépasse 290 km. Hôtels à Tbilissi et Koutaïssi, catégorie au choix.

Itinéraire

Jour 1 - Transfert de l'aéroport de Tbilissi à la capitale

Route totale de la journée - 18KM 0 Heures et 25 Minutes Arrivée. Quelqu'un de l'équipe vous attend à l'aéroport avec une pancarte ; le reste de la journée est à vous. Route 18KM 0 Heures et 25 Minutes

Jour 2 - Tbilissi - Visite guidée en espagnol

Pas de route Au programme aujourd'hui, l'avenue Roustaveli, la place Metekhi, la forteresse de Narikala, Abanotubani et Antchiskhati.

Avenue Roustaveli

Avenue Roustaveli Un kilomètre et demi de platanes entre la place de la Liberté et la place Roustaveli. C'est la rue où Tbilissi se donne de l'importance : le Parlement, l'Opéra d'allure mauresque de 1896, le théâtre Roustaveli, l'église Kachveti, le Musée national et les vieux hôtels du début du XXe siècle. Elle porte le nom de Chota Roustaveli, le poète du XIIe siècle qui a écrit « Le Chevalier à la peau de panthère », le livre que n'importe quel Géorgien sait citer. On la parcourt à pied en une bonne demi-heure, ou en deux stations de métro quand la chaleur serre. Devant le Parlement, une plaque mérite qu'on s'arrête : le 9 avril 1989, l'armée soviétique a dispersé ici une manifestation et vingt et une personnes sont mortes, presque toutes des femmes. Ce jour-là pèse encore sur la politique du pays.

Place Metekhi

Place Metekhi Le roi à cheval qui regarde la ville du haut de la falaise, c'est Vakhtang Gorgasali, le fondateur de Tbilissi selon la tradition ; la statue date de 1967. À côté, l'église de Metekhi, de la fin du XIIIe siècle, construite par Démétrius II sur une autre du Ve. Le palais royal s'est dressé ici pendant des siècles, et au XIXe siècle comme à l'époque soviétique le bâtiment a servi de prison : Gorki y est passé. Puis il est devenu théâtre, et en 1988 il est redevenu église. Nous venons ici pour la vue, la meilleure sur la ville basse : les bains de soufre juste en dessous, Narikala en face et la rivière qui passe entre les deux. Un arrêt d'un quart d'heure qui s'allonge presque toujours à cause des photos.

Forteresse de Narikala

Forteresse de Narikala Nous prenons le téléphérique qui part du parc Rike et traverse la rivière en deux minutes ; il coûte le prix d'un ticket de métro et se paie avec la même carte. En haut, Narikala, ou ce qu'il en reste : fondée par les Perses au IVe siècle, agrandie par les Arabes au VIIIe et par les Géorgiens au XIIe, elle a perdu une bonne partie de ses murs en 1827 dans l'explosion de la poudrière. L'église Saint-Nicolas, à l'intérieur, date de 1997, sur des fondations médiévales. La raison de monter, ce ne sont pas les pierres mais la vue : toute la vieille ville, les coupoles des bains, la rivière et Metekhi en face. Attention, les remparts n'ont pas de garde-fou et la roche est polie par tant de pas. D'ici, nous redescendons à pied par le quartier de Betlemi jusqu'aux bains, en passant devant la Mère de la Géorgie, la statue d'aluminium de 1958 qui veille sur la ville avec une coupe dans une main et une épée dans l'autre.

Abanotubani

Abanotubani Tbilissi veut dire « lieu chaud », et la chaleur vient d'ici. Abanotubani, c'est le quartier des bains de soufre, sur la rive droite de la Mtkvari, juste sous Narikala : des coupoles de brique au ras du sol avec les bains dessous, et une eau qui jaillit toute seule à 37-40 degrés et sent l'œuf. La légende dit que le roi Vakhtang Gorgasali a fondé la ville au Ve siècle après avoir vu un faisan blessé guérir dans ces eaux. Pouchkine s'y est baigné en 1829 et a écrit qu'il n'avait jamais rien vu de pareil. On peut se promener et regarder, mais ce qui vaut la peine, c'est d'entrer : une salle privée avec un bassin d'eau chaude et, si vous voulez, un gommage au gant de crin qui vous laisse comme neuf. Il faut réserver en haute saison, et apporter maillot et serviette ou les louer. La façade aux carreaux bleus est celle du bain Orbeliani ; les autres sont plus sobres de l'extérieur.  

Antchiskhati

Antchiskhati C'est la plus vieille église encore debout de Tbilissi, et ça ne se voit pas : une petite basilique à trois nefs, en pierre nue, cachée dans une rue de la vieille ville. Le roi Datchi, fils de Vakhtang Gorgasali, l'a fait bâtir vers l'an 530. Le nom vient de l'icône du Christ d'Antcha, arrivée ici en 1664 d'une région qui est aujourd'hui en Turquie et qui se trouve maintenant au musée des Beaux-Arts. Le clocher de brique, de 1675, est ce qu'on voit depuis la rue. Si cela tombe un dimanche matin, nous entrons pendant la liturgie : le chœur d'Antchiskhati chante la polyphonie géorgienne comme on la chantait il y a des siècles, et c'est l'une des choses dont les gens se souviennent le plus du voyage. Les autres jours, elle est presque vide et se visite en dix minutes. Des foulards sont à l'entrée pour les femmes.  

Jour 3 - Tbilissi - Mtskheta - Uplistsikhe - Gori - Koutaïssi

Route totale de la journée - 267KM 4 Heures et 44 Minutes Nous partons après le petit-déjeuner. Au programme, Jvari, Svétitskhovéli, Uplistsikhe et le musée de Staline ; 267 km par tronçons. Route 25KM 0 Heures et 36 Minutes

Jvari, le monastère de la Croix

Jvari, le monastère de la Croix Depuis la route de Tbilissi, on aperçoit une petite église au sommet d'une colline nue, au-dessus de Mtskheta. C'est Jvari, « la croix », et elle est là parce que, selon la tradition, au IVe siècle sainte Nino a planté à cet endroit une croix de bois en convertissant la Géorgie. L'église actuelle a été bâtie entre 586 et 605 et a servi de modèle à beaucoup d'autres dans le pays : plan en croix à quatre absides et coupole au centre, presque sans décor. Elle est inscrite à l'UNESCO avec Mtskheta. Ce qu'on retient, c'est la vue : en bas, l'Aragvi et la Mtkvari se rejoignent, chacune d'une couleur, avec la cathédrale de Svétitskhovéli entre les deux. Lermontov y a situé son poème « Mtsyri ». Il y a presque toujours du vent, donc une veste n'est pas de trop même en juillet. Vingt minutes, une demi-heure si le ciel est dégagé. Route 13KM 0 Heures et 18 Minutes

Svétitskhovéli

Svétitskhovéli Pour un Géorgien, c'est la cathédrale, sans autre précision. Elle se trouve à Mtskheta, l'ancienne capitale, à 20 km de Tbilissi, et l'édifice actuel a été élevé entre 1010 et 1029 sur l'église du IVe siècle du roi Mirian, celui qui a converti le pays au christianisme. Dessous, selon la tradition, est enterrée la tunique du Christ : un Juif de Mtskheta l'a rapportée de Jérusalem, sa sœur Sidonia est morte en la serrant contre elle et on les a enterrées ensemble ; un cèdre a poussé à cet endroit, et de son tronc est sortie la colonne qui donne son nom au sanctuaire, « la colonne qui donne la vie ». Ici on couronnait et on enterrait les rois ; les dalles de Vakhtang Gorgasali et d'Érékle II sont dans le sol. Inscrite à l'UNESCO depuis 1994, et le week-end les mariages s'enchaînent, si bien qu'on attend parfois à la porte. Foulard pour les femmes et épaules couvertes pour tous. Une demi-heure à l'intérieur, une autre dans les ruelles alentour, qui vivent du tourisme mais gardent un air de village. Route 61KM 1 Heures et 5 Minutes

Uplistsikhe

Uplistsikhe Une ville entière creusée dans la roche, à 10 km de Gori, au-dessus de la rivière Mtkvari. On a vécu à Uplistsikhe du premier millénaire avant notre ère jusqu'au Moyen Âge : d'abord un centre païen, puis chrétien, et toujours une étape des caravanes. Il reste des rues taillées, une salle au plafond imitant des poutres de bois (on l'appelle « salle de la reine Tamar »), des pressoirs à vin, un tunnel qui descend vers la rivière et une église de brique du Xe siècle plantée au sommet. Les Mongols l'ont vidée au XIIIe siècle et elle ne s'en est jamais remise. Un conseil : en été il n'y a pas d'ombre et la roche brûle, donc mieux vaut tôt le matin ou en fin de journée, avec des chaussures qui accrochent, parce que la pierre polie glisse. Une heure suffit pour monter jusqu'à l'église et regarder la rivière d'en haut. Route 14KM 0 Heures et 20 Minutes

Musée de Staline

Musée de Staline Gori est la ville où est né Iossif Djougachvili en 1878, et le musée qu'on lui a consacré en 1957 est toujours ouvert, presque tel quel. Ce sont trois choses : la petite maison de bois où il est né, protégée sous un pavillon à colonnes ; le bâtiment principal, un palais de style soviétique avec ses objets personnels, des photos, des cadeaux de chefs d'État et l'une des copies en bronze de son masque mortuaire ; et le wagon blindé dans lequel il est allé à Yalta et à Potsdam, parce qu'il n'aimait pas l'avion. Disons-le clairement : le musée raconte la version aimable. Il y a une petite salle sur la répression, ajoutée tard, et guère plus. Le reste, nous le racontons en chemin, et la visite, d'une heure, se termine souvent par une longue conversation dans la voiture. Route 154KM 2 Heures et 25 Minutes

Jour 4 - Koutaïssi - Bagrati - Motsameta - Gelati - Nikortsminda-Koutaïssi

Route totale de la journée - 192KM 4 Heures et 21 Minutes La cathédrale de Bagrati, Motsameta, l'académie de Gelati et Nikortsminda. Ce sont 192 km ; nous partons tôt pour ne pas nous presser. Route 2KM 0 Heures et 9 Minutes

Cathédrale de Bagrati

Cathédrale de Bagrati On la voit de la moitié de Koutaïssi, donc vous arrivez en sachant déjà ce que c'est. Ce qu'on ne voit pas d'en bas, c'est la polémique : Bagrat III l'a consacrée en 1003, les Ottomans l'ont fait sauter en 1692 et elle est restée trois siècles en ruine jusqu'à ce qu'en 2012 on la reconstruise entièrement, avec du béton et un ascenseur de verre collé sur un côté. L'UNESCO l'a retirée de la liste en 2017 pour cette raison. Certains y voient un rafistolage. Nous, elle nous plaît toujours, surtout pour le site : la terrasse a la meilleure vue sur la ville et la vallée du Rioni. Dix minutes de côte depuis le centre et un tour complet du bâtiment pour retrouver les reliefs d'origine qui restent sur les murs. Route 8KM 0 Heures et 17 Minutes

Motsameta

Motsameta D'abord la légende, parce que c'est ce qu'on vous raconte dès l'arrivée : au VIIIe siècle, les Arabes ont tué les frères David et Konstantin Mkheidze, nobles d'Argveti, parce qu'ils refusaient de renier leur foi, et c'est de là que vient le nom du monastère, « le lieu des martyrs ». Leurs reliques reposent dans un coffre à l'intérieur de l'église et passer trois fois dessous, dit-on, exauce un vœu. Ensuite le site : un éperon rocheux au-dessus du canyon de la Tskaltsitela (« eau rouge » en géorgien), à dix minutes de Koutaïssi. Le bâtiment actuel date du XIe siècle, très remanié. Une demi-heure suffit. Le meilleur n'est pas l'église, c'est le balcon au-dessus du ravin. Route 4KM 0 Heures et 8 Minutes

Académie de Gelati

Académie de Gelati David le Bâtisseur a demandé à être enterré dans le sol de la porte sud, pour que quiconque entrait marche sur sa tombe. Il y est depuis 1125, et le monastère de Gelati, qu'il a fondé en 1106, a été pendant des siècles la grande école du royaume : dans son académie, on traduisait et copiait la philosophie grecque quand la Géorgie regardait vers Byzance. Inscrit à l'UNESCO depuis 1994 et, contrairement à Bagrati, toujours sur la liste. Dès l'entrée dans l'église principale, la mosaïque de la Vierge de l'abside, du XIIe siècle ; puis des fresques sur tous les murs, de siècles différents. Nous y passons près d'une heure entre l'église, la tombe, l'académie (une longue salle aux bancs de pierre) et l'église Saint-Georges. Les coupoles ont été des années en travaux à cause des infiltrations [VERIFICAR: estado de la restauración del tejado en 2026]. Route 58KM 1 Heures et 15 Minutes

Nikortsminda

Nikortsminda C'est le détour discutable de la journée, et c'est nous qui le disons, nous qui l'avons mis au programme : une heure et quart de route de montagne depuis Gelati et 120 km de retour vers Koutaïssi qui paraissent longs quand la nuit tombe. Pourquoi ça vaut la peine ? Pour la façade. La cathédrale de Nikortsminda est petite, de 1010-1014, sous Bagrat III, mais ses murs extérieurs sont les plus travaillés de Géorgie : Jugement dernier, saint Georges, animaux, vignes, tout taillé dans la pierre. À l'intérieur, des fresques du XVIIe siècle. Si vous préférez raccourcir la journée, on la laisse de côté et on donne le temps à Gelati ; il suffit de le dire à la réservation. Par beau temps, nous nous arrêtons aussi au belvédère sur le lac de barrage de Shaori, qui est sur le chemin. Route 120KM 2 Heures et 32 Minutes

Jour 5 - Koutaïssi - Sataplia - Grotte de Prométhée - Tbilissi

Route totale de la journée - 288KM 4 Heures et 45 Minutes D'abord Sataplia, ensuite la grotte de Prométhée. 288 km, 4 heures 45 minutes ; nous déjeunons en chemin. Route 12KM 0 Heures et 20 Minutes

Sataplia

Sataplia Des empreintes de dinosaures à 10 km de Koutaïssi : environ deux cents, vieilles de 120 millions d'années, sur une dalle de calcaire sous un pavillon, l'un des rares endroits au monde où l'on voit ensemble des traces de carnivores et d'herbivores. C'est la raison d'être de la réserve de Sataplia, dont le nom signifie « lieu du miel », à cause des ruches sauvages qu'abritaient ses rochers. Le reste, c'est une forêt de Colchide, la forêt humide qui couvrait toute cette côte avant les humains, une grotte de 300 mètres aux stalactites éclairées et, au bout, un belvédère au sol de verre au-dessus de Koutaïssi. Une heure et demie. Avec des enfants, ça marche très bien, surtout grâce aux dinosaures en plastique grandeur nature entre les arbres, dont les adultes se passeraient et pas eux.

Grotte de Prométhée

Grotte de Prométhée À l'intérieur il fait 14 degrés toute l'année, ce qu'on apprécie en été, et en hiver aussi : prenez une veste. La grotte de Prométhée se trouve à Kumistavi, à 20 km de Koutaïssi, à côté de la station thermale de Tskaltubo. Découverte en 1984, elle a ouvert au public en 2011 avec un parcours d'un peu plus d'un kilomètre à travers six de ses 22 salles, sur des passerelles de béton et avec des lumières colorées qui plaisent aux uns et pas aux autres. Le nom vient du titan qui, selon les Grecs, a fini enchaîné dans ces montagnes ; les Géorgiens l'appellent Amirani. La visite prend une bonne heure. À la fin, si la rivière souterraine a assez d'eau, on peut sortir en barque sur un tronçon d'environ 300 mètres, payé à part ; quand le niveau baisse, on sort à pied. Le sol est humide et glissant, mieux vaut des chaussures fermées.

Jour 6 - Transfert de Tbilissi à l'aéroport de Tbilissi

Route totale de la journée - 19KM 0 Heures et 32 Minutes Dernier jour : transfert à l'aéroport avec la marge que demande votre vol. Route 18KM 0 Heures et 25 Minutes

Aéroport de Tbilissi

Nous vous conduisons à l'aéroport avec la marge que demande votre vol. Depuis le centre, comptez 25 minutes, un peu plus aux heures de pointe.