— Itinéraire —

De Tbilissi à l'Ararat : 10 jours entre Géorgie et Arménie

10 jours Tbilisi (TBS) → Yereván (EVN)

Une ligne du nord au sud sans jamais revenir en arrière. La Géorgie, ce sont six jours : Tbilissi à pied, la Kakhétie avec la dégustation dans le tunnel de Khareba et nuit à Telavi, la traversée vers la route militaire jusqu'à l'église de Gergeti sous le Kazbek, avec nuit à Gudauri, la descente par Gori et Uplistsikhe à Akhaltsikhé, et Vardzia et Khertvisi avant la frontière de Bavra, à 2 000 mètres, pour dormir à Gyumri. L'Arménie commence par Etchmiadzin, le siège de l'Église arménienne, avec les églises Sainte-Gayané et Sainte-Hripsimé, du VIIe siècle, et continue à Erevan avec la ville, Garni et Geghard, et le lac Sevan avec Goshavank et Haghartsin.

Transfert à l'aéroport de Zvartnots le dixième jour. Six hôtels, une frontière à pied et l'Ararat à la fin, si l'air est clair. Entre novembre et avril, le col de Jvari peut fermer et l'ordre géorgien s'adapte sans frais.

Itinéraire

Jour 1 - Transfert de l'aéroport de Tbilissi à la capitale

Route totale de la journée - 18KM 0 Heures et 25 Minutes Nous venons vous chercher à l'aéroport à l'heure de votre vol et nous allons à l'hôtel. Pas d'autre programme aujourd'hui. Route 18KM 0 Heures et 25 Minutes

Jour 2 - Tbilissi - Visite guidée en espagnol

Pas de route Aujourd'hui : l'avenue Roustaveli, la place Metekhi, la forteresse de Narikala, Abanotubani et Antchiskhati.

Avenue Roustaveli

Avenue Roustaveli Un kilomètre et demi de platanes entre la place de la Liberté et la place Roustaveli. C'est la rue où Tbilissi se donne de l'importance : le Parlement, l'Opéra d'allure mauresque de 1896, le théâtre Roustaveli, l'église Kachveti, le Musée national et les vieux hôtels du début du XXe siècle. Elle porte le nom de Chota Roustaveli, le poète du XIIe siècle qui a écrit « Le Chevalier à la peau de panthère », le livre que n'importe quel Géorgien sait citer. On la parcourt à pied en une bonne demi-heure, ou en deux stations de métro quand la chaleur serre. Devant le Parlement, une plaque mérite qu'on s'arrête : le 9 avril 1989, l'armée soviétique a dispersé ici une manifestation et vingt et une personnes sont mortes, presque toutes des femmes. Ce jour-là pèse encore sur la politique du pays.

Place Metekhi

Place Metekhi Le roi à cheval qui regarde la ville du haut de la falaise, c'est Vakhtang Gorgasali, le fondateur de Tbilissi selon la tradition ; la statue date de 1967. À côté, l'église de Metekhi, de la fin du XIIIe siècle, construite par Démétrius II sur une autre du Ve. Le palais royal s'est dressé ici pendant des siècles, et au XIXe siècle comme à l'époque soviétique le bâtiment a servi de prison : Gorki y est passé. Puis il est devenu théâtre, et en 1988 il est redevenu église. Nous venons ici pour la vue, la meilleure sur la ville basse : les bains de soufre juste en dessous, Narikala en face et la rivière qui passe entre les deux. Un arrêt d'un quart d'heure qui s'allonge presque toujours à cause des photos.

Forteresse de Narikala

Forteresse de Narikala Nous prenons le téléphérique qui part du parc Rike et traverse la rivière en deux minutes ; il coûte le prix d'un ticket de métro et se paie avec la même carte. En haut, Narikala, ou ce qu'il en reste : fondée par les Perses au IVe siècle, agrandie par les Arabes au VIIIe et par les Géorgiens au XIIe, elle a perdu une bonne partie de ses murs en 1827 dans l'explosion de la poudrière. L'église Saint-Nicolas, à l'intérieur, date de 1997, sur des fondations médiévales. La raison de monter, ce ne sont pas les pierres mais la vue : toute la vieille ville, les coupoles des bains, la rivière et Metekhi en face. Attention, les remparts n'ont pas de garde-fou et la roche est polie par tant de pas. D'ici, nous redescendons à pied par le quartier de Betlemi jusqu'aux bains, en passant devant la Mère de la Géorgie, la statue d'aluminium de 1958 qui veille sur la ville avec une coupe dans une main et une épée dans l'autre.

Abanotubani

Abanotubani Tbilissi veut dire « lieu chaud », et la chaleur vient d'ici. Abanotubani, c'est le quartier des bains de soufre, sur la rive droite de la Mtkvari, juste sous Narikala : des coupoles de brique au ras du sol avec les bains dessous, et une eau qui jaillit toute seule à 37-40 degrés et sent l'œuf. La légende dit que le roi Vakhtang Gorgasali a fondé la ville au Ve siècle après avoir vu un faisan blessé guérir dans ces eaux. Pouchkine s'y est baigné en 1829 et a écrit qu'il n'avait jamais rien vu de pareil. On peut se promener et regarder, mais ce qui vaut la peine, c'est d'entrer : une salle privée avec un bassin d'eau chaude et, si vous voulez, un gommage au gant de crin qui vous laisse comme neuf. Il faut réserver en haute saison, et apporter maillot et serviette ou les louer. La façade aux carreaux bleus est celle du bain Orbeliani ; les autres sont plus sobres de l'extérieur.  

Antchiskhati

Antchiskhati C'est la plus vieille église encore debout de Tbilissi, et ça ne se voit pas : une petite basilique à trois nefs, en pierre nue, cachée dans une rue de la vieille ville. Le roi Datchi, fils de Vakhtang Gorgasali, l'a fait bâtir vers l'an 530. Le nom vient de l'icône du Christ d'Antcha, arrivée ici en 1664 d'une région qui est aujourd'hui en Turquie et qui se trouve maintenant au musée des Beaux-Arts. Le clocher de brique, de 1675, est ce qu'on voit depuis la rue. Si cela tombe un dimanche matin, nous entrons pendant la liturgie : le chœur d'Antchiskhati chante la polyphonie géorgienne comme on la chantait il y a des siècles, et c'est l'une des choses dont les gens se souviennent le plus du voyage. Les autres jours, elle est presque vide et se visite en dix minutes. Des foulards sont à l'entrée pour les femmes.  

Jour 3 - Tbilissi - Alaverdi - Nekresi - Kvareli - Telavi

Route totale de la journée - 191KM 3 Heures et 43 Minutes Le monastère d'Alaverdi, le monastère de Nekresi et la cave Khareba. Ce sont 191 km ; nous partons tôt pour ne pas nous presser. Route 107KM 2 Heures et 12 Minutes

Monastère d'Alaverdi

Monastère d'Alaverdi La cathédrale d'Alaverdi se voit de loin dans la plaine de Kakhétie : 50 mètres de haut, la deuxième église la plus haute de Géorgie et, pendant près de mille ans, la première. Kvirike III l'a fait bâtir au début du XIe siècle sur le monastère fondé au VIe par Joseph d'Alaverdi, l'un des treize pères assyriens qui ont apporté la vie monastique au pays. À l'intérieur subsistent des fresques du XIe au XVe siècle, qu'il est interdit de photographier. Les moines font du vin en qvevri depuis 2006, reprenant une tradition vieille de plusieurs siècles ici, et en septembre la fête d'Alaverdoba rassemble la moitié de la région dans le pré d'à côté. Visite de 40 minutes ; foulard pour les femmes et, si vous êtes en short, des jupes sont prêtées à la porte. Route 34KM 0 Heures et 36 Minutes

Monastère de Nekresi

Monastère de Nekresi On laisse la voiture en bas et on monte dans le minibus du monastère, un kilomètre et demi de côte à travers la forêt, parce que Nekresi est accroché au versant au-dessus de la vallée de l'Alazani, près de Kvareli. En haut, une basilique minuscule du IVe siècle, l'une des plus vieilles églises encore debout en Géorgie, et l'ensemble fondé au VIe siècle par Abibos de Nekresi, un autre des treize pères assyriens : église, tour, réfectoire et un marani, la cave aux jarres enterrées. La vue est parmi les plus belles de Kakhétie. Quarante-cinq minutes. Le minibus monte toutes les quelques minutes ; ceux qui préfèrent marcher comptent une demi-heure de montée. Route 12KM 0 Heures et 18 Minutes

Cave Khareba, le tunnel du vin

Cave Khareba, le tunnel du vin En 1962, les Soviétiques ont creusé 7,7 km de tunnels dans le flanc du Caucase, près de Kvareli, pour stocker le vin à température constante : 12 à 14 degrés toute l'année. Ils appartiennent aujourd'hui à la cave Khareba, qui les a remplis de bouteilles et de qvevris, ces jarres enterrées dans lesquelles la Géorgie fait du vin depuis 8 000 ans. On parcourt un tronçon éclairé, on explique la méthode et on déguste : en général un blanc de rkatsiteli, un rouge de saperavi et, pour les courageux, la tchatcha, l'eau-de-vie de marc. C'est une grande cave assez touristique, nous le disons pour que vous le sachiez ; en échange, le tunnel est frais en plein été et l'explication est claire. Une heure. Dehors, un restaurant avec terrasse si le déjeuner tombe dans le coin. Route 38KM 0 Heures et 37 Minutes

Jour 4 - Telavi - Ananuri - Gergeti - Gudauri

Route 198KM 4 Heures et 35 Minutes Environ 280 km : de Telavi à la route militaire par Tianeti, arrêt à Ananuri et montée à Gergeti. Nous déjeunons en chemin.

Ananuri

Ananuri Premier arrêt sérieux de la route militaire géorgienne, à 66 km de Tbilissi : une forteresse avec deux églises à l'intérieur, plantée au-dessus du lac de barrage de Jinvali. L'eau turquoise de toutes les photos date de 1986, quand le barrage a noyé la vallée ; jusque-là, le château surveillait un carrefour. Ce fut le siège des Eristavi d'Aragvi, les ducs de la région, du XIIIe au XVIIIe siècle, et l'histoire qu'on vous racontera est celle de 1739, quand un seigneur rival l'a prise et a passé toute la famille au fil de l'épée. Le meilleur d'Ananuri, c'est la façade de la grande église, celle de l'Assomption, de 1689 : une croix énorme sculptée de vignes, de lions et d'anges. On peut monter à la tour, par un escalier étroit. Une demi-heure, et à la sortie il y a des étals de tchourtchkhela, ces chapelets de noix trempés dans le moût de raisin, qui sont bons ici et pas chers. En automne, le lac baisse et la carte postale perd ses couleurs.  

Église de la Trinité de Gergeti

Église de la Trinité de Gergeti La photo de la Géorgie : une église du XIVe siècle, seule sur une crête à 2 170 mètres, avec le Kazbek (5 047 m) derrière si les nuages le permettent. On y monte depuis Stepantsminda, le village en bas, par une route de 6 km goudronnée il y a peu d'années ; avant, il fallait un 4x4 ou une heure et demie à pied, et en hiver il faut toujours le 4x4. Pendant des siècles, on cachait ici les trésors de Mtskheta à l'arrivée des envahisseurs, tant l'endroit est isolé. Deux avertissements. Le premier : le Kazbek est souvent couvert à partir de midi, alors nous montons le plus tôt possible et, s'il est caché, nous attendons un peu, parce que parfois ça se dégage. Le second : là-haut il fait froid et il y a du vent toute l'année ; en plein mois d'août, nous avons vu des gens en manches courtes grelotter. Foulard pour entrer et épaules couvertes ; des jupes sont prêtées à la porte pour ceux qui sont en short. Une heure pour la montée, l'église et les photos.  

Jour 5 - Gudauri - Gori - Uplistsikhe - Akhaltsikhe

Route totale de la journée - 312KM 5 Heures et 20 Minutes Une journée avec 5 heures 20 minutes au volant, ce qui n'est pas rien, et en échange le musée de Staline et Uplistsikhe. Route 153KM 2 Heures et 30 Minutes

Musée de Staline

Musée de Staline Gori est la ville où est né Iossif Djougachvili en 1878, et le musée qu'on lui a consacré en 1957 est toujours ouvert, presque tel quel. Ce sont trois choses : la petite maison de bois où il est né, protégée sous un pavillon à colonnes ; le bâtiment principal, un palais de style soviétique avec ses objets personnels, des photos, des cadeaux de chefs d'État et l'une des copies en bronze de son masque mortuaire ; et le wagon blindé dans lequel il est allé à Yalta et à Potsdam, parce qu'il n'aimait pas l'avion. Disons-le clairement : le musée raconte la version aimable. Il y a une petite salle sur la répression, ajoutée tard, et guère plus. Le reste, nous le racontons en chemin, et la visite, d'une heure, se termine souvent par une longue conversation dans la voiture.  

Uplistsikhe

Uplistsikhe Une ville entière creusée dans la roche, à 10 km de Gori, au-dessus de la rivière Mtkvari. On a vécu à Uplistsikhe du premier millénaire avant notre ère jusqu'au Moyen Âge : d'abord un centre païen, puis chrétien, et toujours une étape des caravanes. Il reste des rues taillées, une salle au plafond imitant des poutres de bois (on l'appelle « salle de la reine Tamar »), des pressoirs à vin, un tunnel qui descend vers la rivière et une église de brique du Xe siècle plantée au sommet. Les Mongols l'ont vidée au XIIIe siècle et elle ne s'en est jamais remise. Un conseil : en été il n'y a pas d'ombre et la roche brûle, donc mieux vaut tôt le matin ou en fin de journée, avec des chaussures qui accrochent, parce que la pierre polie glisse. Une heure suffit pour monter jusqu'à l'église et regarder la rivière d'en haut.  

Jour 6 - Akhaltsikhe - Vardzia - Khertvisi - Bavra - Gyumri

Route totale de la journée - 193KM 4 Heures et 5 Minutes Journée de frontière : 193 km, 4 heures 5 minutes, et Vardzia. De l'autre côté attendent une nouvelle voiture et un nouveau guide. Route 60KM 1 Heures et 20 Minutes

Vardzia

Vardzia Une paroi rocheuse de 500 mètres de long trouée sur 19 étages : voilà Vardzia, la cité-monastère que la reine Tamar a achevée vers 1185 dans la vallée de la Mtkvari, à 60 km d'Akhaltsikhé. Elle a compté des milliers de pièces ; le tremblement de terre de 1283 a emporté toute la façade et mis à nu ce qu'on voit aujourd'hui, quelque 600 salles : cellules, caves à vin, réfectoires, une pharmacie et des canaux d'irrigation taillés dans la pierre. Dans l'église de la Dormition se trouvent les fresques du XIIe siècle, avec l'un des rares portraits de Tamar réalisés de son vivant. C'est toujours un monastère, avec quelques moines, donc certaines zones sont fermées. La visite dure une heure et demie, presque tout en escaliers et en tunnels étroits : pas pour les genoux fragiles ni les claustrophobes, même s'il existe des parcours qui évitent les passages. En été, le soleil frappe la paroi dès le milieu de la matinée ; nous y allons le plus tôt possible.  

Bavra, frontière entre l'Arménie et la Géorgie

Le passage du nord, à 2 000 mètres sur le plateau du Chirak : contrôle des passeports d'un côté, quelques mètres à pied avec la valise et contrôle de l'autre. Il est plus calme que celui de Sadakhlo et prend en général une demi-heure. De l'autre côté attendent la voiture et le guide du pays suivant. En hiver, il neige sérieusement ici ; nous en tenons compte pour fixer l'heure.

Jour 7 - Gyumri - Etchmiadzin-la Catedral La Santa Gayané-La Santa Hripsimé-Yereván

Route totale de la journée - 134KM 2 Heures et 34 Minutes 134 km et 2 heures 34 minutes de voiture en tout. Les arrêts du jour : Etchmiadzin, l'église Sainte-Gayané et l'église Sainte-Hripsimé. Route 111KM 1 Heures et 47 Minutes

Etchmiadzin

Etchmiadzin Le Vatican arménien. À Etchmiadzin, à 20 km d'Erevan, vit le Catholicos, chef de l'Église apostolique arménienne, et se trouve la cathédrale que saint Grégoire l'Illuminateur a fondée en 303, deux ans après que l'Arménie est devenue chrétienne, la première nation à le faire. Ce qu'on voit date surtout du Ve siècle et de remaniements postérieurs, et la cathédrale a passé plus de dix ans en travaux. Au musée de l'enceinte se trouvent la lance de Geghard et d'autres reliques qui parlent beaucoup à un croyant et, aux autres, expliquent au moins ce que ce lieu signifie. Une heure pour la cathédrale et le musée. Le dimanche, la messe chantée remplit l'église et on entre quand même, en silence. À cinq minutes, les églises de Hripsimé et Gayané, du VIIe siècle, celles que les architectes préfèrent, et les ruines de Zvartnots. Route 1KM 0 Heures et 2 Minutes

Église Sainte-Gayané

  Gayané était l'abbesse du groupe de religieuses de Hripsimé et est morte avec elles en 301. Son église, à dix minutes à pied de la cathédrale d'Etchmiadzin, a été élevée par le Catholicos Ezra en 630 et est plus sobre et plus claire que celle de Hripsimé : une basilique à trois nefs avec coupole, restaurée en 1652, avec un portique ajouté où l'on enterrait les évêques. Inscrite à l'UNESCO depuis 2000, avec le reste d'Etchmiadzin. Vingt minutes. S'il faut choisir une des deux églises des martyres, nous choisissons Hripsimé pour l'architecture et Gayané pour le calme. Route 2KM 0 Heures et 5 Minutes

Église Sainte-Hripsimé

Hripsimé était une religieuse romaine qui a fui en Arménie avec ses compagnes pour échapper à Dioclétien et a fini plus mal encore : le roi Tiridate l'a voulue pour lui, elle a refusé et il l'a tuée en l'an 301. Quelques mois plus tard, le même roi se convertissait au christianisme. Sur sa tombe, à Etchmiadzin, le Catholicos Komitas a élevé en 618 cette église, celle que les architectes citent en exemple de ce que l'Arménie a inventé au VIIe siècle : plan en croix inscrit dans un carré, coupole haute, murs épais et presque pas de fenêtres. Inscrite à l'UNESCO depuis 2000. Une demi-heure. À l'intérieur, il fait sombre exprès ; la tombe est dans la crypte, sous l'autel. Route 20KM 0 Heures et 40 Minutes

Jour 8 - Erevan - Promenade dans Erevan - Garni - Gueghard - Erevan

Route totale de la journée - 62KM 1 Heures et 33 Minutes Le matin, une promenade dans Erevan ; l'après-midi, Garni et Geghard. En tout, 62 km. Route 0KM 0 Heures et 0 Minutes

Promenade dans Erevan

Promenade dans Erevan Erevan est rose. Presque tout le centre est bâti en tuf volcanique de cette couleur, selon le plan circulaire dessiné par Alexandre Tamanian dans les années vingt, et la place de la République, avec ses arcades et sa fontaine, en est la pièce centrale. De là, nous montons à la Cascade, l'escalier monumental commencé dans les années soixante-dix et achevé en 2009 avec le musée Cafesjian à l'intérieur, par ses escalators et devant le gros chat de Botero à la base. D'en haut, si l'air est limpide, l'Ararat tout entier, qui est en Turquie mais préside la ville. La ville se vante d'être plus vieille que Rome de 29 ans : la forteresse d'Erebouni date de 782 avant notre ère. Mais ce qu'on vit aujourd'hui, c'est autre chose : les terrasses, le marché Vernissage le week-end, des cafés qui ne ferment pas. Trois ou quatre heures à pied, chaussures confortables et, en été, de l'eau : Erevan en juillet dépasse les 35 degrés. Route 26KM 0 Heures et 38 Minutes

Garni

Garni Un temple grec en Arménie. Celui de Garni a été élevé par le roi Tiridate Ier vers l'an 77, dédié au dieu du soleil Mihr, et c'est le seul édifice païen qui a survécu à la conversion du pays au christianisme, sans doute parce que les rois s'en servaient de résidence d'été. Ce qu'on voit aujourd'hui est une reconstruction de 1969 à 1975 avec les pierres d'origine : le tremblement de terre de 1679 l'avait entièrement abattu. À côté subsistent les bains romains avec une mosaïque et l'inscription « nous avons travaillé sans rien recevoir », qui nous fait sourire, nous les guides. L'autre attrait, c'est la gorge de l'Azat, juste en dessous : la « symphonie de pierres », une paroi de colonnes de basalte parfaitement hexagonales qui ressemblent à un orgue. On descend dans les 4x4 des habitants ou à pied, 20 minutes de pente. Une heure en tout, plus si nous descendons jusqu'aux colonnes. Route 10KM 0 Heures et 15 Minutes

Geghard

Geghard La moitié du monastère est à l'intérieur de la montagne. Geghard a été fondé par saint Grégoire l'Illuminateur au IVe siècle près d'une source qui coule toujours dans l'une des chapelles, et ce qu'on voit date du XIIIe : l'église principale, de 1215, et les salles creusées dans la roche par les princes Prochian, avec leurs armoiries sculptées et une acoustique qu'on teste en chantant. Le nom signifie « lance » : on y a gardé pendant des siècles celle qui, selon la tradition, a percé le flanc du Christ, aujourd'hui au musée d'Etchmiadzin. Inscrit à l'UNESCO depuis 2000. Une heure. C'est l'endroit d'Arménie où nous avons le plus souvent vu des gens émus, surtout quand un chœur se trouve dans la salle de la roche. À la sortie, les femmes du village vendent du lavash tout frais et du gata, un pain sucré ; ça vaut l'arrêt. Route 26KM 0 Heures et 40 Minutes

Jour 9 - Erevan - Sevanavank - Dilijan - Goshavank - Hagharstin - Erevan

Route totale de la journée - 239KM 4 Heures et 5 Minutes D'abord le monastère de Sevanavank, ensuite Dilijan, Goshavank et Haghartsin. 239 km, 4 heures 5 minutes ; nous déjeunons en chemin. Route 68KM 1 Heures et 10 Minutes

Monastère de Sevanavank

Monastère de Sevanavank Le lac Sevan est à 1 900 mètres et il est si grand qu'on dirait la mer : 1 240 km², le plus grand du Caucase. Jusqu'aux années trente, Sevanavank se trouvait sur une île ; les Soviétiques ont abaissé le niveau du lac de près de vingt mètres pour l'irrigation, et l'île est devenue presqu'île. Il reste deux églises de tuf noir de l'an 874, fondées par la princesse Mariam, fille du roi Achot Ier, et 200 marches à monter. Il y a aujourd'hui un séminaire à côté. Trois quarts d'heure. Il y a presque toujours du vent et en septembre il fait déjà froid ; en plein été, en revanche, les gens se baignent et sur les rives on mange de la truite et de l'ishkhan, le poisson du lac, grillés. C'est à 65 km d'Erevan. Route 32KM 0 Heures et 35 Minutes

Dilijan

Dilijan Après l'Arménie sèche et rose d'Erevan, Dilijan est verte : une ville thermale à 1 300 mètres au milieu d'un parc national boisé, dans la province de Tavush, que les Soviétiques ont remplie de sanatoriums et de maisons de repos pour compositeurs. On l'appelle « la petite Suisse », comme tous les endroits avec des pins et de l'air frais ; pas besoin d'y croire. Ce qu'il y a, c'est un tronçon de vieille rue restauré, Sharambeyan, avec des maisons de bois et de pierre du XIXe siècle, des ateliers d'artisans et deux ou trois cafés, et de l'eau minérale qui coule des fontaines de la rue. Une heure pour la ville suffit. Sa valeur est ailleurs : c'est la base parfaite pour les monastères de la forêt, Haghartsin et Goshavank, et pour dormir au frais en été quand Erevan dépasse les 35 degrés. Route 22KM 0 Heures et 25 Minutes

Goshavank

Goshavank Mkhitar Gosh est l'homme qui a écrit le premier code de lois de l'Arménie, vers 1184, ainsi que des fables qu'on lit encore à l'école, et le monastère qu'il a fondé en 1188 près de Dilijan porte son nom : Goshavank. Il se trouve dans un village de montagne, parmi les noyers, et ce qui le distingue, c'est un khatchkar de 1291, œuvre d'un certain Poghos, si fin qu'on dirait de la dentelle et non de la pierre ; les Arméniens le classent parmi les trois meilleurs du pays. Il y a deux églises, un dépôt de livres surmonté d'un clocher et la cellule où Gosh aurait travaillé. Quarante minutes. Le village, Gosh, est de ceux qui existent vraiment : des vaches dans la rue et des gens qui disent bonjour. Route 10KM 0 Heures et 15 Minutes

Haghartsin

Haghartsin Un monastère dans une clairière, à 12 km de Dilijan, qu'on atteint par une route entre les hêtres qui devient orange en octobre. Haghartsin a été fondé au Xe siècle et ce qu'on voit date des XIe au XIIIe siècles : trois églises, un réfectoire de 1248 à la voûte sans colonnes et un très vieux noyer percé d'un trou dans le tronc que les enfants traversent en faisant un vœu. Il a été restauré à fond en 2011 avec l'argent de l'émir de Sharjah, tombé amoureux du lieu lors d'une visite, et c'est pour ça qu'il paraît si neuf ; trop neuf pour certains. Trois quarts d'heure. C'est l'un des monastères les plus visités d'Arménie et le week-end il se remplit de familles d'Erevan ; en semaine, le matin, on entend la forêt. Route 107KM 1 Heures et 40 Minutes

Jour 10 - Transfert de Erevan à l'aéroport de Zvartnots

Fin du voyage. Nous vous conduisons à l'aéroport à l'heure que dicte votre vol, avec de la marge. Route 13KM 0 Heures et 25 Minutes